You Must Build A Boat, le Test : C’est 10000000, mais en plus fouillé

Dans 10000000, le jeu mobile de 2012, le développeur EightyEight Games nous proposait un puzzle-game qui mêlait le concept de « match-3 », qui a notamment fait le succès de Bejeweled et de Candy Crush, à un aspect RPG où vous deviez retaper un vieux donjon et augmenter les stats de votre héros pour passer les niveaux suivants.

Ils reviennent avec la suite You Must Build a Boat qui reprend les mêmes mécaniques que son prédécesseur mais qui tente de pousser le concept un peu plus loin.

Alors, ça vaut quoi ?

Un vrai Action-RPG caché derrière

La dimension « Action-RPG » est implémentée dans le jeu de match-3 à l’aide d’un écran de défilement où le héros avance et rencontre des obstacles. Si ces obstacles sont des coffres, il vous faudra matcher 3 tuiles « clé » ensemble pour les déverrouiller et passer outre, si ce sont des ennemis, il vous faudra matcher des tuiles « épée » ou « baguette magique ».

10000000
Des pixels, des zombies/creepers, c’est dans l’air du temps ;-)

Une sensation « old-school »

A la différence des match-3 classiques, vous avez donc ici l’obligation de répondre aux impératifs du jeu en temps réel, et vous vous retrouvez dans une situation qui rappelle le jet de dés des jeux de rôle « papier », où une part de hasard entre en jeu mais c’est quand même dans le but de contribuer à une histoire.

Quelle histoire ? Le scénario reste très pauvre : vous démarrez sur une petite barque qui flotte à peine mieux qu’un radeau en bambous de Koh-Lanta, et vous devez récolter des ressources à travers vos voyages afin d’agrandir le bateau et de le transformer au final en énorme gallion multi-pièces.

L’aspect ultra-pixellisé rajoute encore à la sensation old-school du jeu, qui fait totalement partie de son charme.

Des mécaniques parfois mal équilibrées

Mais la faiblesse du scénario n’est pas un problème car le jeu tire principalement ses forces de ses mécaniques. Au-delà des ennemis contre lesquels vous utiliserez armes et sorts de magie, vous trouverez des objets et des ressources dans les coffres que vous ouvrirez, et vous accéderez à un système monétaire basé sur 4 ressources différentes : l’or, la poussière argentée (poudre magique ?), l’énergie musculaire et la force de réflexion. Ces deux dernières servent principalement à dresser sur votre bateau des monstres que vous aurez capturé lors de vos voyages.

Le manque d’équilibre entre la profusion de chacun de ces ressources et les besoins correspondants crée un déséquilibre qui vous oblige à faire du « grinding », c’est à dire à refaire un grand nombre de fois de suite un même niveau pour enfin espérer récupérer ce dont vous aurez besoin pour avancer au stade suivant. Le grinding est une pratique que l’on retrouve dans beaucoup de RPG (surtout les jeux nippons type Final Fantasy) et qui a commencé à se faire une belle place dans les jeux mobiles (comme sur les jeux Warner Bros : Injustice, Batman Arkham Origins, Mortal Kombat…) car c’est un mode de jeu qui favorise l’envie de passer par un achat intégré pour accélérer le processus…

Rien de tout cela dans You Must Build A Boat : vous achetez le jeu et vous l’avez dans son intégralité. En revanche le grinding reste beaucoup plus présente que dans 10000000 qui présentait une progression plus linéaire.

You Must Build A Boat
Plus vous avancez dans le jeu, et plus votre bateau deviendra imposant, avec des pièces dédiées : forge, atelier de magie…

Rejouabilité 

A la fin du jeu, on vous propose un « New Game + », c’est à dire de recommencer à zéro en augmentant le niveau de difficulté. Le côté répétitif du jeu et l’envie d’achèvement qu’il construit tout au long de sa partie casse un peu l’envie de revenir à zéro une fois qu’on a fait l’effort d’aller jusqu’au bout pour finir la construction du bateau. En revanche, ça reste un jeu de Match-3 avant tout donc qui pourra vous permettre de passer le temps n’importe où n’importe quand, même si vous n’avez que 2 minutes devant vous.

Bilan

You Must Build A Boat est un bon jeu, qui récompense chaque partie et tente de créer une boucle de conditionnement positif chez le joueur (je joue -> on me récompense -> j’ai envie de rejouer). C’est donc un jeu ultra-addictif !

La plupart des fonctionnalités apportées par cet opus sont carrément facultatives, et ce sont bien les mécaniques que l’on avait déjà connues dans 10000000 qui nous donnent envie d’y revenir.

Sur une échelle de fun de 1 à 10, 1 étant une soirée scrabble avec Hodor et 10 une video de chat qui pète, #YMBAB est un bon 7/10. 

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